Ceci est un smart édito

« Une bonne qualité de l’air intérieur peut améliorer votre bien-être et votre santé avec des effets positifs sur votre peau. » Je ne pense pas avoir une peau spécialement vilaine, mais quand même : lorsque j’ai reçu ce communiqué, je me suis évidemment jeté dessus pour en savoir plus. C’est la sympathique entreprise tado° qui a apparemment tenu à me transmettre cette information. Ce qui est très flatteur, car tado° n’est pas n’importe qui : c’est rien de moins que le « leader européen de la gestion intelligente du climat domestique ». Waouh.Petite précision sur l’emploi du terme « intelligent » : il fut un temps, pas si lointain, où cet adjectif qualifiait surtout des êtres vivants, des humains par exemple. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ne sont intelligents que des objets, des applications, des compteurs, voire des villes. Pour éviter les répétitions et avoir l’air encore plus « in », on utilise parfois ce terme en anglais, « smart ». Ce qui est pratique, également, c’est qu’on peut l’employer à toutes les sauces. Ainsi, je suis récemment passé devant une « smart résidence étudiante ».

Renseignements pris auprès d’un occupant, à part le fait d’y trouver un distributeur automatique de nourriture et d’avoir accès à un réseau wi-fi collectif, l’étudiant ne trouvait pas son studio particulièrement futé. Mais sans doute n’avait-il pas encore découvert toutes les potentialités de son logement… Dans un registre totalement différent, j’ai aussi découvert dans un rayon de supermarché l’existence d’une « éponge intelligente », munie de petits picots capables d’aller gratter dans les angles de vos plats. Il est assez formidable d’être entouré d’une telle quantité d’intelligence pour faire la vaisselle.Cette « smart éponge » n’est pas connectée, c’est un peu une exception : la plupart du temps, les objets « intelligents » sont reliés à internet et font mouliner un algorithme. Ce qui est le cas de la nouvelle (et certainement indispensable) fonctionnalité proposée par tado°, nommée « bien-être ambiant ». Le grand maître de « la gestion intelligente du climat domestique » en fait une description particulièrement alléchante : « Disponible via l’application V3+, elle mesure l’air intérieur à l’aide de capteurs de température et d’humidité intégrés dans les thermostats intelligents tado°. » Oui, bien entendu, pour bénéficier de cette fonctionnalité, il faut que vos thermostats suivent, question intelligence.

Mais ça vaut le coup : « Elle les combine à des algorithmes qui tiennent compte de la fréquence d’ouverture des fenêtres, de la présence de personnes et de la qualité de l’air dans votre voisinage pour vous guider vers un environnement domestique plus sain et un bien-être amélioré. » Une dernière précision particulièrement importante qui, assurément, finira de vous convaincre : « Entièrement compatible avec Apple Homekit, Amazon Alexa et l’assistant Google, tado° s’intègre parfaitement dans n’importe quel écosystème de maison intelligente. » Évidemment, si vous ne possédez aucun appareil intelligent, que vous vivez dans une « stupid home », ça va vous coûter un peu cher pour vous mettre à niveau. Rassurez-vous néanmoins : votre « smart journal » L’âge de faire va vous permettre de bénéficier de toutes les fonctionnalités de ce service sans dépenser un rond.

Pour cela, appliquez deux règles intelligentes : ouvrez régulièrement vos fenêtres pour renouveler l’air ambiant de votre habitation ; si vous habitez en ville, évitez de le faire aux heures de pointe, quand l’air extérieur est particulièrement pollué. On peut en faire, des trucs, avec un « smart cerveau » !

Nicolas Bérard